Bienvenuue sur ma fiction :) qui met en scène le groupe tant controversé Tokio Hotel, et plus particulièrement son charismatique chanteur...

E w i g k e i t
is born.

Je .ne .vous .dirais
qu'...une ...chose. :
.bonne.. lecture .:) .
Et. .si.vous. .pouvez
laissez .une. .trace,
je. ne sais pas. moi,
quelques étincelles,
mots.. ou..paillettes,
merci .

" F e r m e z v o s c o e u r s a v e c p l u s d e s o i n q u e v o s p o r t e s . "


À tous les coeurs rouillés qui n'ont jamais aimé avec un grand a .



« Valentin. Valentin. Valentin. Mon c½ur hurle sans fin ton nom. Ton nom que j'ai tant murmuré, soupiré, chuchoté, pleuré, détesté, écorché. Mes souvenirs ne me laissent plus de répit. Quand j'ouvre les yeux sur le noir, réveillée au beau milieu de la nuit, c'est ton nom et ta présence que je cherche. Que je cherche désespérément, sans relâche. Dans la pénombre, mon regard cherche ta présence à mes côtés. Disparue. Disparue. Disparue. Mon souffle est toujours brûlant, il t'attends. Je veux que tu mêles le tien au mien, éternité. Les gens qui disent « tu me manques » ne savent même pas ce que cela signifie. Le verbe « manquer » est insipide, inexistant, vulgaire, comparé à la puissance de ton absence. Les choses n'ont pas de saveur sans toi. C'est comme si tu avais emporté mes sens avec toi. Tu m'a arraché la joie, l'amour. Et putain, tu as dessiné la douleur. Une plaie chauffée à blanc. Un trou noir. Des mirages. Je me retourne parfois dans la rue, si j'entends quelqu'un rire, mes songes cavalent et j'imagine un instant que c'est toi. Que tu m'appelles, que je te réponds. Je rêve que tu reviens. Je regarde le ciel, je plonge dans tes yeux. Les orages ne font que me briser le c½ur un peu plus. Mélancolie. Les éclairs qui te fascinent tant, les mêmes qui parcouraient ton regard. Le premier pull violet que je vois dans une boutique. Les larmes qui ne veulent pas dévaler mes joues. Qui n'ont jamais pu. Et si je voulais t'affronter ? Casser ton sourire, son souvenir. On était trop cela, et pourtant pas assez ceci. Trop. J'agonise. Et si je voulais t'affronter ? Enterre-moi. Enterre-moi.
Enterre-moi. »




Tous droits réservés, bien entendu. Et je préviens, je suis assez FEROCE, dans le
genre ;)
.

# Posté le lundi 15 décembre 2008 14:46

Modifié le samedi 15 août 2009 15:16

# Posté le dimanche 15 juin 2008 12:37

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 10:43

Einser.

Einser.
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Einser .
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________La rue semblait déserte. Le vent de la tempête qui s'éloignait faisait virevolter les feuilles mortes, qui retombaient une à une sur le trottoir. Une atmosphère étrange planait , comme si l'angoisse était là, sous-jacente, confinée, tapie sous l'impression d'accalmie qui flottait. Un silence assourdissant régnait, on entendait juste une moto pétarader au loin. Les immeubles imposants cachaient le ciel sans étoiles, la brise glaciale faisant frémir les passerelles de secours rouillées. Elle serra un peu plus fort son perfecto sur elle. Lentement, elle embrassa du regard le bloc, cherchant l'origine de la fumée. Elle scruta l'entrée des ruelles sombres, ses yeux glissant sur la vitrine brisée et les murs tagués d'un bazar faillitaire. Tandis que les cinq coups saccadés d'une horloge résonnaient au loin, elle s'efforça de distinguer les contours des voitures garées là, en plissant les paupières.
La fumée venait de la vitre ouverte de l'une d'elles, malgré le froid mordant de cette nuit. C'était une grosse berline à vitres teintées, d'un noir profond et claquant. La distinction de la voiture détonnait avec le dépouillement des bâtiments alentour. Celle-ci était scrupuleusement alignée avec la ligne jaunâtre sur le goudron, les jantes des roues brillant comme un bijou volé. Des morceaux de verre brisé craquèrent sous ses talons lorsqu'elle s'en approcha. A dix pas, elle eut la satisfaction de voir briller le bout incandescent d'une cigarette consumée. Elle s'apprêtait à revenir sur ses pas, rassurée qu'il ne s'agisse pas d'un début d'incendie, lorsqu'un détail troublant retint son attention. La fumée ne s'envolait pas vers le ciel comme l'exigent les lois de la physique. Elle partait à l'horizontale, en décrivant de grands cercles parfaits. La jeune femme cligna des yeux, abasourdie.

Soudain , plusieurs événements se produisirent simultanément . La lumière des réverbères s'éteignit en grésillant, cessant de diffuser sa lumière diaphane. La passerelle de secours qui oscillait avec hésitation au dessus d'elle se décrocha enfin du quatrième étage , entamant une chute lente. Et une silhouette aux contours rendus flous par la vitesse bondit hors de la berline par la vitre ouverte , se jetant sur elle. Tous ces événements, elle les ressentit distinctement, au ralenti, comme détachée du présent et de l'écoulement du temps. Puis brusquement, tout lui revient d'un coup, aussi subitement qu'une chute dans l'eau glacée, qu'une goutte de lave en fusion sur la peau, que la sonnerie du réveil le matin, nous faisant tomber d'un rêve . Son corps retomba lourdement sur le sol, la silhouette inconnue sur elle, comme un bouclier.

Alors, la passerelle rouillée s'écrasa avec fracas sur le bitume , à l'endroit exact où elle s'était tenue une seconde auparavant.
Tandis que la douleur commençait à irradier ses membres engourdis par sa chute et qu'elle se redressait complètement hébétée, le refrain d'une chanson carrément démodée lui traversa inopinément l'esprit , "Et je recule devant une phrase inutile, qui briserait l'instant fragile, d'une rencontre, d'une rencontre..." . . .
Une rencontre.





*

L.

# Posté le mercredi 08 avril 2009 09:44

Modifié le dimanche 09 août 2009 06:12

Zweite.

Zweite.
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Zweite .
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Les interrogations se bousculaient dans son esprit. Quelle était cette étrange fumée ? Comment l'inconnu avait-il pu s'extirper de la berline aussi vite et la sauver à temps ? Une telle rapidité était surhumaine ! Et pourquoi les lampadaires s'étaient-ils éteints si brusquement ? La nuit venait juste de commencer ! A moins que ce ne soit sa mauvaise vue qui lui joue des tours...
Une fine main d'une extrême blancheur se tendit devant elle, la sortant de ses pensées. Elle releva la tête, intriguée. Elle croisa alors le regard de l'inconnu, regard qui resterait à jamais gravé en elle. Regard qui l'électrifia sur place, accentuant sa douleur encore plus si c'était possible. Il lui sembla pourtant que souffrir était fantastique, que c'était la seule réaction envisageable devant une telle beauté. Elle se sentait portée par un plaisir disproportionné à admirer cette perfection presque cruelle et dévastatrice, elle avait l'impression d'être emporté par un bien-être vif et brûlant. Le corps crispé, elle scruta les traits de l'inconnu. Il avait le visage si fin qu'il était impossible de deviner si c'était un homme ou une femme. Une silhouette élancée aux contours doux, d'une minceur suprême. La peau immaculée, semblant diffuser une lueur diaphane. Un visage sculptural pâle, encadré par des cheveux noirs lisses et longs, aux reflets changeants. Un petit nez fin, des pommettes saillantes et pointues. De grands yeux chocolat, étincelants de paillettes dorées incandescentes, soulignés par de larges cernes violets. Des paupières recouvertes de fard noir approfondissant encore plus son regard. Des lèvres charnues et délicatement gercées...

Déboussolée, elle attrapa sa main filiforme. Une vague de frissons remonta le long de son échine. Elle se releva maladroitement, ne pouvant détacher son attention de l'inconnu. Le vent faisant s'envoler et claquer son manteau la fit tressaillir. Fascinée par son charme insoutenable, elle leva spontanément sa main et effleura la joue du quidam. Celui-ci ne se déroba pas, le laissant caresser sa pommette du bout des doigts, lui offrant même une esquisse de rire. Rire qui résonna comme la plus douce des musiques aux oreilles ensorcelées de la jeune fille. La fraîcheur d'une rafale de vent plus forte que les autres la ramena brusquement sur terre. Que faisait-elle ici, dans l'obscurité, à adorer un inconnu ? Elle aurait déjà du être rentré chez elle, en train de somnoler devant une émission TV niaise à souhait, en dégustant son MacDrive, à l'heure qu'il était ! La frayeur s'empara inopinément de tout son être. Elle ne parvenait pas à se défaire de l'attraction fantasque que le quidam exerçait sur elle. Elle tenta de se reculer vivement, ramenant sa main contre sa hanche, mais ne réussit qu'à se décaler de quelques centimètres. Le sang battant contre ses tempes, sa douleur ressurgissant, elle vit alors l'inconnu s'approcher lentement d'elle, presque insensiblement. Toute trace de gentillesse avait disparu de son visage, laissant place à un sourire narquois, sauvage, dangereux, ne dénaturant cependant pas la perfection de ses traits. Tandis qu'elle commençait à trembler d'effroi, l'évidence s'imposa à son esprit : cette créature était la Tentation même. Danger.
Elle recula d'un pas. L'autre en avança d'un :
- "Où vas-tu ?"
Sa voix fit fondre la jeune fille malgré elle. C'était un ténor profond chaud comme du miel, pareil à du velours. Elle tenta de se retourner pour s'échapper, mais l'inconnu la contra avant qu'elle n'en aie le temps.
- "Je t'ai posé une question..." , murmura-t-il en plongeant ses yeux dans les siens, plus proches que jamais.
Vertige. Incapable d'ouvrir la bouche, elle se contenta de secouer la tête faiblement. Regarder ainsi ses prunelles la dépossédait de toute volonté. Elle eut une dernière pensée cohérente, "Il venait de lui sauver la vie, alors pourquoi la menaçait-il ainsi ?", puis elle vit une lueur nouvelle s'allumer dans le regard de l'inconnu.

Décontenancée, elle vit l'éclat féroce prendre possession des yeux de son vis-à-vis.
Mais elle ne vit pas le coup venir. Sans avoir eu le temps de penser à se défendre, elle se retrouva projetée puis plaquée contre la façade d'un bâtiment délabré, les bras en croix. Ses os plus que sensibilisés crissèrent, lui arrachant un gémissement. Le quidam la tenait par le haut de son pull. Les muscles de la jeune fille se relâchèrent, ses paupières battirent, elle s'affaissa, simplement tenue droite par la poigne de l'être. Quelques mots traversèrent fragilement ses lèvres avant qu'elle n'ait le temps de les en empêcher :
-"Je vous en prie..."
Pour seule réponse, le rire enchanteur de l'inconnu retentit dans le quartier, rebondissant contre les murs délabrés. Avec effort, elle leva les yeux et distingua dans le flou de ses larmes de douleur ses canines éclatantes et étonnamment aiguisées. S'efforçant de se concentrer sur les moindres gestes du quidam, elle articula difficilement :
-"Que me voulez-vous... ?"
-"Rien de mal..." , répondit-il doucement, presque tendrement. Désarçonnée par les humeurs lunatiques et changeantes de l'inconnu, elle chuchota dans un souffle :
- "Mais..."
Le quidam l'interrompit en posant légèrement son index sur ses lèvres, la contempla intensément quelques secondes, ses yeux exprimant pour la première fois une sorte d'indécision , d'incertitude. Il retraça sa fossette du bout du doigt, avec hésitation, comme s'il était en proie à un cruel dilemme. Elle se contenta de contempler ses traits parfaits, le cerveau au ralenti, le c½ur battant à tout rompre. Enfin, après quelques minutes de délicate sérénité, l'inconnu se décida. Ses derniers mots glissèrent dans l'oreille de la jeune femme :
-"À jamais."
Puis, se penchant à une vitesse vampirique, les yeux vides de toute expression, il posa ses lèvres sur le cou de sa victime, juste sous l'oreille, et y planta son sourire aiguisé.

Le réveil sonnant depuis sa chambre à coucher la réveilla, complètement endorme sur le sofa. Elle se retourna en grognant, jeta un coup d'½il à la pendule. 7 heures 30. La télévision marchait, le volume au minimum, exactement telle qu'elle l'avait laissé hier soir en partant. Hier soir ? Parfaitement éveillée cette fois-ci, elle se redressa, le c½ur battant. Que faisait-elle chez elle ? Elle n'avait aucun souvenir d'être rentrée. Avait-elle rêvé le mystérieux inconnu de la veille ? Les pensées se bousculant dans son esprit, elle se leva vite. Trop vite. Le sang affluant, la tête lui tourna quelques secondes. La jeune fille reprit ses esprits puis partit se servir un verre de jus d'orange dans la cuisine.
Buvant à petites gorgées, elle tenta de récapituler chaque événement de la nuit dernière. L'oubli de ses lunettes. La fumée. La chute de la passerelle. La rencontre. Sa fascination, puis sa peur. Et ensuite ? Ses souvenirs s'arrêtaient là. Le sang pulsant contre ses tempes, la bouche entrouverte d'incompréhension, elle passa au peigne fin sa mémoire avec affolement.
Rien. Ses doigts crispés serrant son verre agité de tremblements, elle leva les yeux et considéra son reflet dans le miroir du réfrigérateur. Elle ne remarqua pas sa pâleur anormale, ses cernes violets, ses lèvres rouges, ses dents plus pointues, sa maigreur nouvelle. Toutefois, son regard tomba directement sur une trace pointue dans son cou, juste sous l'oreille, scintillant à la lumière du néon de la cuisine...
Le verre s'écrasa en mille morceaux sur le carrelage.


*

Bonsoir :)
Un avis ? J'aimerais beaucoup - comme tout le monde ><" - des critiques, parce que, disons le clairement tout de suite, je ne suis pas une écrivaine née :).
Merci <3
L.

# Posté le mercredi 08 avril 2009 10:08

Modifié le dimanche 16 août 2009 06:48